Titre original: MOTHER - Saigo no shoujo Eve
Annee: 1993
Nombre d'episodes: 1 film
Auteur: inconnu
Nous sommes sur la planete Mars (je ne peux pas vous dire quand, on le decouvre a la fin du film, et c'est un gros spoiler), colonisee par des humains ayant perdu leur planete originelle, a cause de la technologie et de la pollution. Ils sont helas en train de recommettre la meme erreur... Dans les sous-sols de Mars se trouve neanmoins une base d'experimentation avec des enfants espers, qui sont l'unique espoir de la planete.
Ce film est juste un immense message ecologique, a moitie pessimiste. Sans vouloir trop spoiler, la fin est clairement inspiree d'Ideon...
Le hic, c'est que les persos sont plutot ininteressants, et que certains evenements sont pas mal tires par les cheveux.
Le chara design fait tres Nippon Animation (et c'est normal, vu que Shuichi Seki s'en occupe), et l'animation est parfois de grande qualite (j'ai bien dit "parfois"), mais ca ne suffit pas a sauver ce film, dont on a du mal a comprendre le public vise. Trop dur pour des enfants, mais pas assez developpe pour des adultes, et un design inapproprie, on se demande bien ce qui est passe dans la tete des auteurs.
On notera que cet anime ne dispose meme pas d'une page Wikipedia dediee, ce qui souligne a quel point il est passe inapercu... Il a ete edite en VHS a l'epoque, c'est tout.
Sans etre un ratage complet, ca se laisse regarder une fois, mais il y a tellement d'anime plus interessants a voir...
Titre original: Kaze no na ha Amnesia
Annee: 1990
Nombre d'episodes: 1 film
Auteur: Hideyuki Kikuchi
Quelque part dans les annees 90, un beau jour un vent etrange se met a souffler sur toute la planete. Resultat: tous les humains perdent la memoire. Mais vraiment totalement. Ils en perdent jusqu'a la parole, et retombent a un etat animal. Pourtant, il y a eu - par un incroyable concours de circonstances - un "survivant" en la personne de Wataru, qui au debut du film fait la connaissance de Sophia, une bien mysterieuse jeune femme aux longs cheveux blancs, elle aussi douee de parole, et qui semble connaitre l'origine de ce mal...
Kikuchi est un romancier specialise dans la SF et le fantastique, qui a ecrit enormement de livres, certains adaptes en anime, comme Amnesia evidemment, mais aussi Demon City Shinjuku ou Vampire Hunter D. L'oeuvre qui nous interesse ici pourrait presque etre rangee dans la categorie des films apocalyptiques des annees 80 comme Future Wars... mais pas tout a fait dans le sens ou le traitement est vraiment original.
Sans aller jusque dans des reflexions philosophiques profondes, le film aborde des sujets interessants, comme celui de "qu'est-ce que l'humanite?". La parole est intrinsequement liee a la culture, donc ce qui differencie l'homme de l'animal. Durant son periple, Wataru recontrera plusieurs personnages avec qui il tentera de se lier (sans grand succes) et decouvrira meme une cite utopique, miraculeusement epargnee par le fleau.
Finalement, on decouvrira l'origine de Sophia et celle du vent de l'amnesie mais, et ce genre d'anime commence a m'enerver, la grande question finale restera en suspens, sans reponse. L'humanite va peut-etre recouvrer la memoire... ou peut-etre pas, on ne le saura jamais.
Sur la forme, Amnesia est plutot bien realise, avec quelques jolis noms au staff (Yoshitaka Amano, Rin Taro, ou Kazz Toyama a la musique; meme les rares doubleurs (fatalement, avec une humanite incapable de parler, y en a pas des tonnes) ont ete choisis avec soin).
Le rythme global est assez lent, malgre un certain nombre de scenes d'action. Le film est tres sympathique, sans etre un chef d'oeuvre. Il pousse a la reflexion, mais pas assez loin, et surtout la derniere scene qui nous laisse sur notre faim noircissent un peu le tableau.
Titre original: Odin - Koushi Hansen Starlight
Annee: 1985
Nombre d'episodes: 1 film
Auteur:Yoshinobu Nishizaki
Le Starlight est un vaisseau muni de voiles et guidé par des
lasers qui en se reflétant dans les dites voiles lui permettent d'avancer
dans notre univers gigantesque sans cesse plus fascinant. Capable de
réguler la gravité de manière autonome, il prend son départ pour joncher
les mers pernicieuses de l'infini. En cours de route, les membres de
l'équipage de ce vaisseau feront la rencontre d'une jeune femme assez
mystique, qui prétend que le berceau de l'humanité se trouve sur une
planète nommée Odin. Seulement, le vaisseau reçoit l'ordre de
revenir à la base. Mais les plus jeunes de l'équipage, envahis par une
ambition féroce de découvrir cette planète mystérieuse, sont décidés à y
désobéir, se mutinent, enferment les commandants en chefs de l'équipage
et s'embarquent immédiatement vers cette planète inconnue où les attend
des périls qu'ils ne sont pas près d'imaginer...
On m'a d'abord presente ce film comme une copie de Yamato. Je n'ose pas dire plagiat car c'est le meme auteur. C'est effectivement partiellement le cas, mais pas que.
Commencons par les points forts de ce long-metrage de 2h20, un des plus longs jamais produits par l'animation nippone (je crois qu'il n'y a guere que les films de Yamato (encore!) qui battent ce record).
L'anime beneficie d'une bonne qualite d'animation, et graphiquement il est beau, voire parfois franchement superbe, surtout au niveau du mecha design. On ne peut pas nier non plus que l'ambiance soit assez reussie. Quant a la bande-son, elle est de tres bonne facture, a un bemol pres. L'OST, composee notamment par Hiroshi Miyagawa (Yamato, toujours!) et Kentaro Haneda, joue plutot dans le symphonique, mais certains themes sont en... hard rock. Ce melange est special, et ne s'accorde pas forcement toujours bien.
Bon, maintenant, la ou le bat blesse, c'est clairement au nveau du contenu. Les persos sont dans l'ensemble fades et peu developpes, et l'histoire accumule les cliches... ou repioche allegrement dans divers elements de Yamato, mais de maniere maladroite. Si la mise en scene rend le tout relativement digeste, on ne peut que deplorer un tel manque d'imagination.
Pour resumer, a voir une fois ne serait-ce que pour son esthetisme, mais si ne deviez visionner qu'un anime de SF dans le meme genre, ce serait evidemment Yamato qui lui est infiniment superieur (meme niveau realisation, Eien ni et Kanketsu-hen rivalisent avec Odin je trouve).
Le theme principal du film (par Loudness, ca a la peche!)
Titre original:Ginga Senpu Blaiger / Ginga Reppu Baxinger / Ginga Shippu Sasuraiger
Annee: 1981-82-83
Nombre d'episodes: 3 series (39+39+43 episodes)
Auteur: Juzo Tsubota
J9 est le nom d'un groupe de heros evoluant dans un futur ou les Terriens ont colonise de nombreuses planetes, chacune des series etant totalement independante des autres (Blaiger se deroule en 2111, Baxinger en 2711, et Sasuraiger en 2911, on aura parfois au mieux un petit clin d'oeil au chapitre anterieur - genre une planete en commun le temps d'un episode - mais rien de plus). Pour info, le nom J9 est en reference au modele de magnetoscope de Sony SL-J9 (format Betamax je vous prie!), comme quoi ca va parfois chercher loin...
Il s'agit certes d'un anime de robot, mais a chaque fois ce dernier sera tres peu present, l'accent est vraiment mis avant tout sur les personnages, le mecha intervient rarement plus de 2-3 minutes en fin d'episode, et encore...
Chaque J9 est inspire ou d'une oeuvre de fiction, ou d'un evenement historique reel:
*Blaiger c'est plus ou moins Lupin 3 en verson SF
*Baxinger reprend l'histoire du Shinsengumi (genre de police shogunale du milieu du XXeme siecle)
*Sasuraiger consiste en un mix entre le Tour du Monde en 80 Jours et Galaxy Express 999 (suite a un pari, les heros doivent faire le tour de la galaxie en un temps imparti, leur robot pouvant se transformer en train de l'espace...)
Les noms des protagonistes quant a eux sont assez gratines: Billy The Shot, Don Condor, Blaster Kid, Jackie Lee... et ceux des heros de Sasuraiger font reference a la musique (Blues, Rock, Beat...)
La musique justement, dont il me faut dire un mot. Les generiques sont absolument excellents, les BGM plutot bonnes sont signees Masayuki Yamamoto et Joe Hisaishi (oui oui, le gars qui compose les bandes-son des films de Miyazaki), et les insert song ne depareillent pas. Generalement dans des sonorites bien rock, les chansons des J9 donnent la peche.
Un autre point particulierement reussi de la trilogie se trouve dans le design des costumes ou l'esthetique generale, mention speciale a Baxinger et ses "aristos de l'espace en moto spatiale volante", et dont le heros arbore meme une coupe afro. Fallait trouver l'idee!! :) (on notera que ce meme personnage a une maniere de se mouvoir qui rappelle tres fortement... Ulysse 31!! (regardez a la toute fin de la video, a 0:50)
Seulement voila... Si vous me demandez si ca vaut le visionnage, ma reponse sera clairement NON.
Pourquoi? Et bien pour chacune des 3 series, on souffre des memes defauts. Le 1er et le dernier episodes sont bien, voire tres bien, mais du 2eme a l'avant-dernier on oscille entre le toute juste sympathique et le franchement chiant. La mise en scene est ratee a un point peu imaginable. On a souvent l'impression que les histoires, qui se concluent generalement en un episode de 20 minutes, etaient faites pour etre developpees sur un double-episode (comme on le voit souvent dans City Hunter par exemple). Resultat: les scenes s'enchainent brutalement sans transition, et de maniere parfois assez illogique. De plus, paradoxalement, le rythme est parfois trop lent!!
J'aurais voulu aimer les J9 mais rien a faire. J'ai tente les trois series, qui m'ont toutes fait le meme effet. C'est dommage car il y avait un potentiel certain, mais totalement gache. Les persos ont la classe (j'adore Blues de Sasuraiger), le design est tres original, les chansons depotent, mais ca ne suffit pas pour en faire un anime interessant :(
Petite anecdote pour finir, dans chacun des 3 opus, ce sont TOUJOURS les memes doubleurs qui interpretent les heros principaux.
Titre original: Genma Taisen - Harmagedon
Annee: 1983
Nombre d'episodes: 1 film
Auteurs: Kazumasa Hirai et Shotaro Ishinomori
Depuis les confins de l'espace... Il arrive. Sa puissance est
incommensurable : il a détruit la moitié de l'univers et il poursuit sa
route. Son nom est Genma. Seules deux personnes ont connaissance de l'imminente catastrophe : la Princesse Luna, une prophétesse, et Vega, un guerrier cybernétique venu d'un monde lointain ravagé par Genma.
Déterminés à sauver la Terre d'un destin similaire, Luna et Vega
doivent mobiliser les plus puissantes forces psychiques du monde entier.
Ensemble, cette armée de guerriers psychiques doit réussir là où des
milliards d'individus ont essayé... Et échoué.
Seront-ils capables de réunir tous ces champions en aussi peu de temps ?
Les agents de Genma sont déjà présents sur Terre et ils s'assurent que leur maitre ne rencontrera aucune opposition !
Realisateur: Rin Taro
Character Design: Katsuhiro Otomo
Auteurs: Kazumasa Hirai et Shotaro Ishinomori
Musique: Nozomi Aoki et Keith Emerson
Cast: Tooru Furuya, Keiko Han, Mami Koyama, Kaneto Shiozawa...
Pan dans la gueule. La premiere chose qu'on peut dire, c'est que niveau staff, on a du tres lourd. On retrouve notamment une partie de celui qui avait travaille sur les films de Galaxy Express 999, gage indeniable de qualite. Et Otomo signe ici son premier travail dans le domaine de l'animation, qui l'influencera de maniere flagrante pour la creation d'Akira (le personnage de Tetsuo, ou le cote esper).
Sans vouloir entrer dans les details, car la chronologie est assez complexe, Genma Taisen constitue en un vaste cycle qui debute des 1967 et compte a ce jour au moins 4 manga et 10 romans (le dernier datant de 2014), oeuvre realisee en collaboration avec Kazumasa Hirai (Wolf Guy, dont nous avons parle il y a peu) et Shotaro Ishinomori (Cyborg 009, Kamen Rider...).
Le film presente ici remonte a 83, et consiste en une readaptation originale qui pioche a la fois dans le roman et le manga. Notons qu'il s'agit du 1er film de l'editeur Kadokawa, qui nous livrera d'autres belles choses dans les annees a venir.
Sur la forme, il n'y a vraiment rien a redire. Le film est beau, particulierement tout ce qui est effets pyrotechniques ou scenes de destruction. Car oui, sans spoiler car apres tout c'est le titre du film, meme sans aller jusqu'a l'Armageddon total, la Terre va bien morfler. C'etait vraiment un concept recurrent dans la SF nippone de l'epoque.
Le rythme est parfois assez lent par contre.
L'excellente bande-son rappelle neanmoins parfois un peu trop Hokuto no Ken, du meme compositeur... On notera aussi le recours a quelques themes issus du classique (Bach et Mozart). En revanche, le theme principal du film, au synthetiseur, est assez bizarre, et s'integre mal au reste.
Maintenant, si la realisation est irreprochable, on ne peut pas en dire autant de l'histoire. L'intrigue originale etait trop etoffee pour pouvoir etre correctement resumee en un film de 2 heures. Normalement, le groupe de heros est compose de 8 personnages. Or, seul 3 seront developpes. Le 4eme debarque plus d'une heure apres le debut du film, et les 4 derniers feront plus de la figuration qu'autre chose :( Un format serie TV aurait ete nettement plus judicieux (bon, on n'aurait pas eu la meme qualite technique evidemment...) Autre probleme genant, la mise en scene qui saute un peu du coq a l'ane, on passe d'une scene a l'autre sans transition, sans explication.
Enfin, on peut reconnaitre que le pitch de base est assez basique, Genma veut detruire la Terre, ouais...
(Non, pas ce Genma-la!)
Genma Taisen n'est pas un ratage, c'est un film qui souffre de defauts, mais la qualite globale de la realisation fait qu'on passe outre, et au final on passe un bon moment. Il fait de plus partie de cette serie de long-metrages de SF du debut des annees 80 qui sont le summum de ce qu'a peut nous offrir la japanimation. Il est meme sorti en francais en DVD (en 2008, soit 25 ans apres le Japon, et 20 ans apres Akira; mieux vaut tard que jamais).
Titre original: Lupin VS Holmes
Annee: 1981
Nombre d'episodes: 1 telefilm
Auteur: Maurice Leblanc
Le baron d'Autrec fait appel a Sherlock Holmes, lui demandant d'attraper Arsene Lupin. Ce dernier lui envoie une lettre lui demandant de ne pas se meler de ses affaires, mais Holmes (en compagnie de l'inseparrable Watson) decide quand meme de se rendre a Paris. Malheureusement, le baron vient d'etre assassine... Une course-poursuite s'engage entre Holmes et Lupin.
Il s'agit bien evidemment non pas d'un improbable cross-over entre Lupin 3 et le Holmes de Miyazaki, mais des "vrais" Arsene Lupin et Sherlock Holmes. Nous sommes en face d'une libre adaptation du roman de Maurice Leblanc "la Dame blonde", qui se faisait en realite confronter Lupin et... Herlock Sholmes, parodie de qui vous devinez, l'auteur n'ayant evidemment pas eu le droit d'utiliser le personnage de Conan Doyle... Les Japonais eux, n'ont pas eu ce scrupule (voyez deja ce qu'ils avaient fait avec Lupin 3...) et ont bel et bien integre a l'anime le veritable Sherlock Holmes!
Ce DA fait partie d'une courte serie de telefilms de la Toei du tout debut des annees 80, qui reprenaient des classiques de la litterature occidentale, comme les Miserables (diffuse a l'epoque sur FR3), ou meme Frankenstein.
Le chara design est beau (ca ressemble parfois a du Akio Sugino), et la musique completement dans le ton. Les rues de Paris du debut du XXeme siecle sont bien rendues, il y a un bon boulot a ce niveau-la. L'histoire est interessante mais, vous vous en doutez, se terminera sur un statut quo.
Pour se procurer l'anime par contre, il va falloir se lever tot. Il n'a jamais ete edite au Japon, et il semble n'exister qu'une VHS en espagnol! L'OST vient tout juste d'etre editee en CD par contre (35 ans apres la version vinyle, mieux vaut tard que jamais), peut-etre est-ce un prelude a une sortie video?
Je n'ai jamais pu supporter les series animees des annees 80 de G.I. Joe et Transformers. G.I. Joe particulierement, est depuis longtemps ma "tete de turc", celui sur qui je prends un plaisir coupable a taper (et il le merite bien, franchement!) Tant niveau histoire que persos, c'est le neant absolu, sans parler de cette immense propagande imperialiste americaine gerbante. Le seul truc rigolo dans G.I. Joe, c'est son esthetique gay outranciere. Forcement, a 10 ans, je ne m'en rendais pas compte, mais maintenant...
Transformers, c'est un peu different, c'est plutot que je suis hostile au concept du robot pensant. Dans une serie de mechas, ce qui est important ce sont les pilotes, pas les machines! Ceci mis a part, niveau contenu, ce n'est souvent guere plus brillant (je parle uniquement de la toute premiere serie, pas des suites produites et diffusees uniquement au Japon).
Bon. La, on parle des series TV que tout le monde connait. Mais il y a eu aussi des films cinema. Et ici, on est dans un tout autre registre. Les contraintes des programmes pour la jeunesse a la television americaine disparaissent une fois qu'on passe au grand ecran.
Bien que connaissant l'existence de ces films depuis fort longtemps, je ne les ai vus que tres recemment et, je ne pensais pas dire ca un jour, mais finalement "c'est pas mal du tout"; j'y ai pris un certain plaisir, surtout G.I. Joe.
Ces deux films ont ete realises en collaboration avec la Toei Animation (comme les series d'origine), ce qui explique deja que par moments, tant dans la realisation que le design, on ait l'impression d'etre dans un DA japonais. A la base, G.I. Joe devait sortir en 1986, suivi de peu par Transformers. Mais le premier necessita plus de temps que prevu, et ce fut Transformers qui ouvrit le bal en Aout 86. Neanmoins, ce dernier fut un vrai four niveau entrees, et de plus le retard s'accumulant, il fut decide de sortir G.I. Joe directement en video, ce qui sera fait en Avril 1987, soit presque un an plus tard.
Beneficiant d'un budget de 6 millions de dollars, Transformers en met souvent plein les mirettes. Si les persos sont moyens, les decors et l'animation sont souvent de grande qualite. Le souci, c'est que c'est presque de l'action non-stop du debut a la fin, ca en devient presque fatiguant.
Mais la plus grande particularite du film n'est pas la.
Des personnages meurent.
Oui, dans un DA americain des annees 80. Enfin, des robots certes, mais comme ce sont des machines pensantes... Par moments, on se croirait presque dans un anime de Tomino tellement c'est l'hecatombe. Les gentils tombent a la pelle dont Optimus Prime (Comboy en japonais), le leader des Autobots. A la fin du film, notre bande de heros a vraiment ete decimee alors que paradoxalement chez les mechants, seul Starscream est mort (pour avoir trahi Megatron).
Ce fut un electro-choc pour le public americain. Les gamins etant alles voir le film n'ont pas supporte la disparition d'Optimus, et les retours furent tres negatifs, d'ou echec au box-office.
Et ceci va avoir une influence sur le film de G.I. Joe.
Sachez deja que contrairement a Transformers, G.I. Joe lui, propose une veritable histoire et meme si les scenes d'action ne manquent pas (on n'echappe pas non plus aux lasers colores sur fond de bip-bip, helas), il y a une vraie intrigue et un suivi des personnages (et j'adore le Sergent Slaughter, un mec, un vrai). Ce film sera egalement l'occasion de decouvrir les origines du Commandant Cobra et de le voir sans son masque.
A la base, le leader des G.I. Joe, Duke, devait lui aussi mourir dans ce film. Et c'est effectivement l'impression qui est donnee lors de la scene en question. Sauf que. Suite au tolle engendre par les Transformers, les auteurs ont decide de changer son sort a la derniere minute en modifiant les dialogues. Soyons clairs: si vous visionnez sans le son, il ne fait effectivement guere de doute que Duke decede. Mais le texte a ete change de maniere a le declarer comme seulement tombe dans le coma et, a la toute fin du film, on nous apprend qu'il en est sorti. Vu la maniere dont c'est amene on peut y croire un minimum mais je trouve quand meme dommage de ne pas etre alle jusqu'au bout.
Ce detail mis a part, franchement le dessin anime est plutot reussi sur le fond. Techniquement, ca reste correct mais on est en-dessous des Transformers.
Terminons sur la bande-son: celle de G.I. Joe est correcte, mais celle des Transfromers est excellente, a condition d'aimer le rock US 200% eigthies (ca tombe bien, c'est mon cas :) )
Meme si comme moi vous etes allergique aux series TV d'origine, je ne saurais trop vous conseiller que de jeter un oeil aux long-metrages. Tous deux sont meme sortis en francais mais je ne suis pas sur qu'il soit facile de mettre la main dessus...