samedi 28 mai 2016

Dallos

Titre original: Dallos
Annee: 1983
Nombre d'episodes: 4 OVA
Auteur: Hisayuki Toriumi
L’histoire raconte la guerre d’indépendance entre les colonies lunaires et la Terre dans un contexte futuriste, à la fin du XXIe siècle. En effet, une partie des habitants des colonies sont exploités dans les riches mines sur la Lune par les maîtres terrestres des exploitations. Bien moins riches et armés, les rebelles pratiquent principalement la guérilla contre les armées terrestres.
L’histoire se concentre sur Doug McCoy (ou Dog), le leader de la rébellion, et Shun, jeune guérillero qu’il prend sous son aile. 

Dallos, ton univers impitoyable... Euh non, pardon, Dallos, pas Dallas! Il s'agit d'un anime extremement celebre dans l'histoire de la japanimation (meme si - je l'avoue - je ne l'avais jamais visionne jusqu'a aujourd'hui), mais pas pour son contenu. Dallos est en effet le tout premier OVA a avoir ete commercialise. Donc hein, quand je lis sur des sites ou des forums des trucs du genre "les OVA de Goldorak" ca m'enerve prodigieusement. Tout anime qui n'est pas une serie TV, et qui est produit avant 1983 NE peut PAS etre un OVA, c'est seulement un film cinema. Film de 20 minutes peut-etre, mais film quand meme.
Bon alors, commencons par le commencement. En 1982, Bandai met en chantier un anime pour remplacer Minky Momo. Mais ce dernier cartonne et finalement se voit rajoute des episodes supplementaires. Ce qui ne signifie pas l'arret du developpement de Dallos pour autant. A la base prevu pour etre une serie de 52 episodes, Bandai se rend vite compte que niveau merchandising, ca ne va pas le faire. L'histoire est trop adulte, et il sera difficile de vendre des jouets avec ca. Puisque le projet est deja entame, on va le mener a terme, mais en le sortant directement en video. Malgre un budget consequent (100 millions de yen), Bandai rentrera limite dans ses frais puisque les 4 episodes reunis s'ecouleront a 20000 exemplaires. A raison de 6800 yen la cassette...
Cela etant, le DEUXIEME episode sort EN PREMIER, le 21 decembre 1983, et le premier ne sera disponible que le 28 Janvier, soit un bon mois apres. Pourquoi? Alors il faut savoir que Dallos ne possede pas un mais deux realisateurs! Hisayuki Toriumi (qui est egalement credite comme auteur), et Mamoru Oshii. Chacun des deux s'occupe de son episode dans son coin (il semble qu'ils ne s'entendaient pas tres bien...) Il en resultera un gros probleme d'ambiance ou de rythme d'un chapitre a l'autre. Mais la raison qui a fait que le 2eme est sorti avant, c'est qu'il comportait plus de scenes d'action, et Bandai a voulu capitaliser dessus pour vendre un maximum (et ils ont eu raison, car cet opus s'est vendu a 10000 exemplaires, soit la moitie des ventes des 4 OVA reunis!!) Ce qui certes rend l'histoire peu comprehensible...
Niveau scenario, comment dire... Dallos repique des tas d'idees a droite et a gauche comme pele-mele Gundam, Alien, Metropolis, 2001 Odyssee de l'espace, Revolte sur la Lune, ou meme Rambo (!!) et fait sa propre tambouille sans veritablement proposer quelque chose qui ferait son orignalite. Je rappelle egalement qu'a la base, on devait avoir une serie de 52 episodes... Toriumi a declare qu'avec 3 episodes de plus, il aurait pu faire quelque chose de plus acceptable. De plus, outre le probleme de rythme et d'ambiance evoque plus haut, le "heros" est le perso le plus fallot, le plus transparent que j'aie jamais vu dans un anime... et les autres ne sortent pas vraiment du lot non plus, sauf peut-etre Alex, mais qui nous rappelle trop Char Aznable a chaque apparition (ils n'auraient pas du lui donner le meme doubleur aussi...)
Enfin, la fin est quand meme un peu trop ouverte, on aurait notamment quand meme bien aime savoir d'ou vient le Dallos! (nom d'un mysterieux vaisseau ecrase sur la Lune depuis des siecles)
Techniquement, c'est correct, avec meme quelques belles sequences mettant en scene des mechas.
Cet OVA est vraiment le prototype de ce que seront moult OVA de la deuxieme partie des annees 80 comme par exemple Megazone 23 ou Bubblegum Crisis: SF, mechas, violence, action frenetique, superbe realisation, mais parfois avec un scenar faiblard ou bancal (pas toujours heureusement! Pour Dallos helas...)

Disons que cet anime est tres dispensable. Ce n'est pas un ratage total mais il n'a rien de marquant non plus. Sa seule valeur consiste en son apport historique. Bon, sinon la bande-son est plutot bien mais trop discrete (on n'entend des BGM que de temps a autre, et c'est tout!)

L'opening

samedi 21 mai 2016

Japan Eighties emission 11 : Princess Princess

(Il semble y avoir quelques soucis avec Firefox, je ne sais pas pourquoi. Si la video ne passe pas, essayez avec Internet Explorer)

 
Japan Eighties numeros 0 a7
Japan Eighties 8 et plus

mercredi 18 mai 2016

Majinden Battle Royal High School

Titre original: Majinden Battle Royal High School
Annee: 1987
Nombre d'episodes: 1 OVA
Auteur: Shinichi Kuruma
J'ose a peine resumer le "scenario" tellement ce dernier est mince... Dans un autre univers regne Byoudo, un puissant guerrier-magicien. Sa force est telle qu'il va devoir chercher sur Terre un lyceen dans lequel il puisse incarner une partie sa puissance. Il trouve ce dernier en la personne de Riki, un jeune homme a la force incroyable. 

Et a partir de la, on part pour une heure de baston quasi non-stop mettant en scene des lyceens, des monstres, une sorte d'exorciste, et un Space Sheriff qui travaille pour la police temporelle!! Mais vraiment quoi. Son armure evoque furieusement celle de Gavan... Petite anecdote, le bruit de fond qu'on entend dans sa base spatiale est rigoureusement le meme que celui du Centre de recherches du professeur Umon dans Grendizer!
Majinden m'a fait un peu penser a du Campuss Guardress, mais sans humour (ou si peu) et en beaucoup plus violent. Je vous previens, on voit sang, tripes, et boyaux a la pelle.
Un immense nimporte-nawak juste pretexte a voir des combats improbables.
L'anime est tire d'un manga en 4 volumes, d'un auteur qui ne semble pas vraiment avoir reussi a percer dans le metier...
Ce n'est pas specialement mal realise (Noboteru Yuki au chara design tout de meme), et si on le regarde pour ce que c'est, juste une succession de combats et le clone de Gavan, ca remplit son contrat... Mais bon, a voir une fois et puis hop, ensuite aux oubliettes. Preferez-lui Campus Guardress, bien plus fendard.

L'OVA

samedi 7 mai 2016

They were Eleven

Titre original: 11 nin ga iru!
Annee: 1986
Nombre d'episodes: 1 film
Auteur: Moto Hagio
Dans ce lointain futur, l'humanité a essaimé dans l'univers jusqu'à peupler les planètes les plus exotiques, jusqu'à rencontrer les formes d'intelligence les plus diverses. Après de nombreux siècles de guerres et de paix, les différentes nations planétaires ont établi une coexistence pacifique avec le Traité d'Alliance Interstellaire. Pour sceller leur volonté d'entraide et de partage, ces cultures ont fondé la Cosmo Academy plus d'un siècle auparavant, une institution chargée de former les leaders des temps à venir : les postulants viennent des quatre coins de la galaxie pour obtenir le savoir qui fera d'eux des membres d'élite de leur société respective, mais toute cette connaissance se paye au prix fort...
Tadatos Lane est un esper orphelin venu de la Terre. Il s'est frayé un chemin jusqu'à la dernière épreuve d'entrée à l'académie, la plus périlleuse : son groupe de 10 cadets est embarqué à bord d'une épave orbitant autour d'une planète morte éclairée par un soleil pâle. Ils devront y survivre par leurs propres moyens pendant deux mois. Mais lorsqu'ils arrivent à bord du vaisseau abandonné, les cadets réalisent qu'ils sont en réalité 11. Alors un climat de suspicion s'installe et la tension s'intensifie lorsque des tentatives de sabotage commencent à menacer la vie des candidats. Rapidement, Tadatos devient le principal suspect..
.


Tire d'un manga paru en 1975 (soit 11 ans auparavant! On se demande pourquoi il a fallu autant de temps pour en faire un anime), They were Eleven merite qu'on s'y attarde pour plusieurs raisons.
Bon, le coup du membre d'equipage en trop dans un vaisseau spatial, c'est pas nouveau nouveau allez-vous me dire. Evidemment, la 1ere reference qui vient a l'esprit est Alien. Seulement voila, le manga lui est anterieur de 4 ans!! Mais fatalement, sortir le film en 1986 n'etait peut-etre pas des plus judicieux, surtout que Odin etait sorti l'annee precedente... Lily C.A.T en 87 suivra dans cette lancee.
Bon, il n'empeche que l'histoire et les personnages sont reussis. De toutes facons c'est avant tout l'ambiance qui prime, il y a tres peu, voire quasiment pas de scenes d'action. On regrettera neanmoins que seulement une petite moitie des protagonistes soit vraiment exploitee, les autres sont plutot la juste pour faire joli.
Par ailleurs, le film aborde des themes peu courants pour l'epoque comme la place de la femme dans la societe.

La vraie deception vient de la realisation, malgre un character design de Akio Sugino (mais pour une fois ce n'est pas son compere Dezaki a la realisation, ce qui explique peut-etre l'absence des crayonnes si caracteristiques du celebre duo). Non pas que ce soit rate; le tout reste tres correct mais sans plus. A ce niveau-la, compare a Odin, They were Eleven se fait exploser. On est plus proche du niveau d'un OVA moyen de gamme qu'un film cinema.
La bande-son quant a elle brille par sa discretion... Quelques BGM de temps en temps, qu'on oublie tout de suite. Decevant.

L'histoire reserve son lot de surprises, et on passe un agreable moment, mais il est bizarre de noter que cet anime est relativement connu, alors que de bien meilleures oeuvres du cinema d'animation nippon des eighties sont definitivement tombees dans l'oubli.

Ensuite, il me faut en parler a cause de son petit role dans l'histoire de l'animation japonaise en France. Le DA a ete double en francais en 1990 mais jamais officiellement sorti. Explication: a la fin des annees 80, AB Production fait l'achat de quelques films nippons destines a un public plus age que celui qui regarde le Club Dorothee, notamment Crystal Triangle ou la Cite Interdite. Helas, ces deux premieres tentatives font un four, et AB a probablement voulu arreter les frais. NEANMOINS, par un moyen que j'ignore, des fans parviennent a recuperer un exemplaire de la VF sous le manteau et la font circuler. Recemment je l'ai vue sur le Net. Le doublage propose quelques noms connus (et au moins chaque perso dispose de son comedien attitre, etonnant pour du AB...) et se trouve etre tout a fait correct.


They were Eleven n'est clairement pas ce que la japanim cinema a fait de mieux, mais on passe un agreable moment.
Pour finir, notons qu'il existe une suite, en manga uniquement.

La bande-annonce (version US)

jeudi 21 avril 2016

Golion

Titre original: Hyakujuuou Golion
Annee: 1981
Nombre d'episodes: 52
Auteur: Saburou Yatsude

Golion etait autrefois (on ignore quand, mais il y a plusieurs millenaires sans doute) un robot pensant, anime par sa seule volonte, dont le seul but etait de se battre contre de puissants adversaires a travers l'univers. Mais un jour, il tomba sur plus fort que lui - une sorte de Deesse du Bien - et pour le punir de sa vanite, celle-ci le separa en 5 machines qu'elle envoya sur la planete Altea, et qui tomberent dans un profond sommeil jusqu'au jour ou un groupe de 5 heros saurait capable de les reveiller...
En 1999 s'est achevee la 3eme Guerre Mondiale, qui n'a laisse aucun survivant sur Terre, a l'exception de 5 pilotes qui etaient partis en mission dans l'espace a ce moment-la. Lorsqu'ils regagnent leur planete, a peine ont-ils le temps de comprendre ce qui s'est passe qu'ils sont soudainement attaques par un vaisseau extra-terrestre de l'Empire Garla, et sont faits prisonniers puis envoyes dans la prison de Garla. Le sort qui leur est reserve est peu enviable, mais ils parviennent a s'enfuir et a quitter la planete en derobant un apapreil ennemi. Poursuivis, ils s'ecrasent par hasard sur Altea, quasi-detruite par les Garla 15 ans auparavant, et feront connaissance de la princesse Farla, une des rares survivantes, avant de devenir les pilotes du robot Golion, forme de 5 mecha-lions.
Anime bien singulier que Golion. La premiere chose qui frappe, c'est l'extreme violence, pour ne pas dire sadisme qui s'en degage. Deja, ca commence fort, des le debut, on decouvre que l'humanite a peri... Et pas a cause d'une attaque extra-terrestre. Les Garla sont arrives APRES. Ce sont les Terriens eux-memes qui se sont entre-tues! La Terre fut d'ailleurs tellement ravagee par la guerre qu'elle ne s'en remettra pas, et on assiste a son explosion au milieu de la serie... Bref, nos 5 heros sont les derniers Terriens survivants de leur espece (en fait, un 6eme apparaitra plus tard, on se demande bien comment il a fait, mais il ne finira pas la serie vivant de toutes facons), et comme ce sont tous des hommes, cela signifie que la race humaine est condamnee. Ils pourront bien sur toujours avoir des enfants avec des femmes d'Altea, mais il s'agira dans ce cas de metis.
L'un des cinq membres se fait d'ailleurs tuer des le 6eme episode! (et sera ensuite remplace par la Princesse Farla)
Mais c'est surtout du cote des Garla qu'on ne rigole pas. L'Empereur Daibazar (si on traduit litteralement, ca donne "grand bazar"; ou diable sont-ils alles cherches un nom pareil??!!) est sans doute le despote le plus immonde jamais vu dans un anime. Les Garla envahissent des planetes pour se constituer des stocks d'esclaves. Fouettes, mutiles, decoupes, enuclees, manges vivants... rien ne leur sera epargne, et au telespectateur non plus! On massacre, sans restriction d'age ou de sexe. Un episode m'a particulierement choque, ou un commando d'elite Garla (en beret rouge...) decoupe a tort et a travers de nombreux civils, femmes et enfants inclus. Mais ce n'est meme pas suggere en ombres comme par exemple dans Hokuto no Ken. Non, la, on voit tout. Putain, a la base, c'etait cense etre un DA pour gamins quoi...
Les plus forts ont la "chance" de s'affronter dans des arenes dans des combats a mort (evidemment!) a l'instar des gladiateurs de l'Antiquite romaine. Les vainqueurs ont l'insigne honneur de se faire transformer en monstres geants qui iront devoir aller supprimer Golion...
Precisons que pour voyager a travers l'espace, ils utilisent un vaisseau en forme de... cerceuil...
On peut se demander ce qui est passe par la tete des auteurs. D'autant plus que l'auteur original est Saburou Yatsude, plus connu pour son travail sur la trilogie des Space Sheriffs (Gavan, Sharivan, Sheider) et de nombreux sentai! Ce qui peut par contre expliquer le fait que nos heros ont tous leur couleur attitree, comme dans un sentai.
Ceci mis a part, que vaut l'anime? Honnetement, j'ai trouve les 20 premiers episodes tres bons, et les derniers assez bien (mais moins). Le hic c'est entre les deux... Alors que les premiers se suivent sans interruption et sont vraiment passionants, ensuite on tombe dans le classique "monster of the week", avec des histoires qui oscillent entre le pas mal et le plus que mediocre.
L'autre defaut de Golion, c'est que les heros sont peu developpes (et aussi qu'Akira, le leader, porte comme tenue civile une sorte de combinaison de pilote de Formule 1...); en fait le vrai personnage central de la serie se situe plutot du cote des mechants, en la personne du Prince Shinkrine (qui ne vaut pas mieux que son pere, il cherchera plusieurs fois a l'assassiner d'ailleurs), qui debarque au 14eme episode; sans conteste c'est lui qui beneficie du plus de repliques et de presence a l'ecran. Notons qu'il est etonamment (mais avec talent, comme toujours) double par Akira Kamiya, plutot habitue au role de heros sans peur et sans reproche! Peut-etre meme s'agit-il de son seul gros role en tant que mechant?
Si je devais vous donner un conseil, ce serait en gros de visionner les 20 premiers episodes, puis de sauter au 42eme et ensuite jusqu'a la fin. Sous ces conditions, on decouvre un DA vraiment original, qui pioche dans divers registres (fantasy, SF, gore...), et a l'ambiance assez pessimiste.
Techniquement, le debut est bon, mais ca se gate beaucoup assez vite helas. Quant aux musiques, elles ne sont pas terribles non plus. Meme les generiques, pourtant souvent reussis dans ce genre de serie, sont plutot bof.

Notons que pour une raison inconnue, Golion est une des rarissimes, voire peut-etre l'unique serie de robot des annees 70-80 a n'avoir jamais ete editee en video a ce jour! Meme pas de VHS d'epoque, rien! La version que j'ai vue provient d'une rediffusion sur le cable (la seule?)
Est-ce du a des problemes de droits?
Avant de conclure, il va bien falloir aussi dire un mot sur Voltron, la version occidentale de Golion. Enfin bon, il y a encore moins de rapports entre Golion et Voltron qu'entre Gatchaman et la Bataille des Planetes...
En 1984, les Americains rachetent Golion (en pack avec Dailagger XV) et recomposent completement le scenario (tu m'etonnes! Je me demande vraiment ce qui leur a pris, parmi toutes les series de Super Robot disponibles, de choisir la plus sanglante!). Dans Voltron, la Terre n'a pas connu de guerre atomique et se porte comme un charme, et Takeshi qui mourrait dans le 6eme episode est ici annonce comme seulement en convalescence :) Bien entendu, les mechants ne sont jamais tues mais seulement en fuite... Quant au robot lui-meme, exit le cote arrogant dont on nous parlait dans le prologue de la serie originale, ici c'est le Roi d'Altea qui est cense l'avoir fait construire.
Mais ca ne s'arrete pas la. Voltron reprend Golion sur les 52 premiers episodes, puis enchaine avec Dailagger XV (de la meme maniere que dans Robotech, Southern Cross suivait Macross) pour 52 nouveaux episodes, et ensuite A NOUVEAU du Golion pour 20 nouveaux episodes! Comment est-ce possible? Et bien tout simplement parce qu'il s'agit d'une commande US. La Toei a realise 20 nouveaux episodes pour le marche americain!!! Attention, il s'agit d'episodes de Voltron (donc la version "edulcoree"), et non de Golion (ce qui n'aurait eu aucun sens), et donc fatalement jamais diffuses au Japon!
Voltron ayant eu un enorme succes outre-Atlantique, il y eut d'autres DA et aussi des comics, mais tel n'est pas le sujet de cet article.
Je terminerai juste sur une anecdote qui m'a bien rire. Lors des combats dans les arenes, dans un episode, on voit un des spectateurs (donc un ET de race Garla) qui porte une... cravate. N'importe quoi :)

Opening et ending


et une fois n'est pas coutume, le generique de la VF de Voltron (serie diffusee tres partiellement dans l'indifference generale)

mardi 12 avril 2016

Aedemphia, un RPG amateur qu'il est vachement bien!

Recemment, j'ai decouvert Aedemphia. C'est un RPG amateur realise quasiment par une seule personne (un Francais sous le pseudo de Sylvanor), si on met de cote la partie sonore. Le jeu est developpe sous RPG Maker 2003. Hein? Quoi? Vous allez me dire, mais c'est super vieux! Et bien oui et non. En effet, le developpement du titre a bien debute en 2003, c'est a dire il y a maintenant 13 ans! Mais il n'a jamais cesse de l'etre, et de nouvelles versions sont regulierement mises a jour (la derniere pas plus tard qu'en Decembre 2015). Le seul hic, c'est qu'a cause du logiciel utilise, la resolution de l'ecran n'est pas top. En fenetre pas de souci, mais en plein ecran ca pique un peu les yeux.

Mais je prefere vous rapporter ici les propos de l'auteur directement depuis le site officiel.

Aëdemphia est un jeu de rôles informatique en français développé avec le logiciel RPG Maker 2003. Techniquement, cela s'approche des jeux de l'époque des consoles 16 bits (Megadrive, Super Nintendo) ou de certains jeux PSX en 2D (Suikoden, Wild Arms) voire GBA. Les décors sont généralement en vue d'avion, excepté pour les combats qui sont de profil.
Au niveau du gameplay, l'idée de base d'Aëdemphia est de constituer un mélange entre le RPG occidental (Fallout, Planescape: Torment, Baldur's Gate...) et le RPG asiatique (Final Fantasy, Chrono Trigger...), c'est-à-dire à la fois une grande liberté d'action et de choix, avec des quêtes annexes et du roleplay, et à la fois des combats aléatoires tour par tour, un scénario et des graphismes dans le style asiatique, un contrôle à la manette de jeu/au clavier.
Aëdemphia intègre donc entre autres un système de réputation complexe influant sur les dialogues, les quêtes et les prix des articles en magasin ainsi que des caractéristiques diplomatiques pour chaque personnage.
combats Carte du monde, au coeur de la région montagnarde d'Alyernise.
 Chaque personnage possède ses propres compétences et son évolution est laissée à votre entière convenance. Dans Aëdemphia, vous gérez votre groupe jusqu'au moindre point de caractéristique. Les combats proposent des éléments nouveaux comme un système de Furies calculé sur le Tempérament des personnages, notion dépendant de tout ce qui se produit à chaque tour, ou comme les Capacités passives et actives, utilisables avec des Points de Capacités et de Fatigue, offrant des bonus permanents aux personnages ou permettant de pallier aux magies. Chaque personnage possède également un équipement différent: Arniok, par exemple, utilise deux armes et Ufa un bouclier.
menus Le phare.
Aëdemphia est tout sauf un jeu d'action.
Comme je l'indiquais en parlant d'inspiration RPG occidental, tout le gameplay se fait par l'intermédiaire de choix de dialogues et de menus (et d'exploration).
Par conséquent, vous ne trouverez pas de mini-jeux par exemple, ou de séquences d'action-arcade pleines d'effets spéciaux. Il faut vous y faire, ce n'est ni mon objectif ni mon envie, donc si vous y tenez, il y a fort à parier que vous n'aimerez pas le jeu, qui s'adresse essentiellement aux amateurs de RPG (et de jeu de rôles traditionnel).
exploration Fenêtre de dialogue avec les compagnons (fonction
Conformément à ma vision du RPG, Aëdemphia met l'accent sur l'univers, les personnages et l'histoire. Le scénario vous amènera à voyager entre les mondes, possédant chacun leur culture, leurs coutumes, leurs villes et leurs secrets, lesquels n'attendent que d'être découverts! Le jeu contient énormément de quêtes annexes, de lieux cachés et même des villes entièrement facultatives. En fonction de vos choix et compétences, tout change: vous n'aurez jamais deux fois la même partie!
De ce fait, le scénario offre de nombreuses bifurcations qui selon vos décisions pourront vous amener à des situations dramatiques ou à une fin résolument positive! Tout dépend de vous.
cinématiques Un coin pour les enfants près de la sortie du village.
Aëdemphia inclut aussi plus de cinquante cinématiques entièrement dessinées et colorisées à la main. Bien sûr, je ne suis pas un studio d'animation à moi tout seul, aussi ne vous attendez pas à quelque chose de forcément très spectaculaire, mais cela permet de marquer les scènes fortes et de donner un point de vue un peu plus cinématographique du scénario. Chaque cinématique est revisionnable à volonté dans le menu d'Options du jeu. Il y en a même des facultatives!


screenshot typique Au milieu des cascades.
Voici les spécificités du jeu dans l'état où vous pourrez le télécharger actuellement:
  • 7 Personnages Joueurs entièrement contrôlables avec leurs propres magies, leurs propres caractéristiques et leur propre équipement.
  • Un système de combats en vue de profil, jouable avec jusqu'à 4 PJs, réalisé avec plus de 1000 sprites d'animation.
  • Un système de capacités passives et actives, progressant au fil du jeu et vous permettant un large choix d'évolution.
  • Un système de conversation avec vos compagnons pour faire progresser vos caractéristiques, ne jamais oublier où vous devez aller et débloquer des dialogues cachés sur leur passé.
  • Un système de Game Over permettant de recommencer le dernier combat et non au dernier point de sauvegarde si vous perdez.
  • Une alternance jour/soir/nuit/matin pour plus de réalisme, affectant la précision et l'esquive des personnages.
  • Un système d'échoppes personnalisées avec variation des prix suivant le troc, la réputation, les prix du magasin et les arnaques locales!
  • Un "mode discrétion" pour ne pas être repérés par les PNJ gênants, fouiller les coffres chez les gens, éviter les rencontres aléatoires dans les lieux hostiles...
  • Un système de caractéristiques diplomatiques pour les quêtes annexes (Persuasion, Marchandage, Erudition).
  • Un système de fabrication d'objets à l'aide de manuels, d'outils à acheter, d'objets collectés sur les monstres et de plantes.
  • Une carte du monde particulière, avec marchands ambulants, pillards, et moulins/fermes à réquisitionner, ainsi qu'une consommation de vivres pendant les jours de voyage!
  • Des interactions riches avec les commerçants: chacun peut en effet être volé, entubé ou subir un hold-up! Mais attention aux représailles.
  • 17 villes entières à explorer dont 3 entièrement facultatives.
  • Un menu de cartographie annoté pour ne jamais vous perdre!
  • Un système de réputation complexe, séparé pour chaque monde que vous visiterez, dépendant de vos actions dans le jeu et influant sur tout le déroulement du jeu.
  • Plus de 200 quêtes annexes rapportant de l'expérience et faisant jouer votre réputation. Certaines sont réservées aux joueurs bons, d'autres aux mauvais, et enfin la plupart peuvent être menées de différentes façons, vos compétences diplomatiques pouvant la plupart du temps être mises à l'épreuve.
  • Un système de relations avec vos compagnons en fonction de vos dialogues avec eux.
  • Entre 25 et 35 heures de jeu en moyenne.
  • Plus de 100 sorts et capacités répartis parmi les différents personnages et monstres.
  • 14 boss cachés/optionnels ainsi qu'une pléthore de défis accessibles dans les arènes d'Hyurne et de Tharankis.
  • 797 objets & équipements.
  • Plus de 50 scènes cinématiques en dessins animés pouvant être revues à volonté, soit plus de 30 minutes.
  • Un journal de quêtes clairement ordonné et donnant des explications utiles pour comprendre comment réaliser les quêtes et ne pas les oublier.
  • Une gestion de l'affaiblissement des personnages et des adversaires, affectant leur efficacité en combat.

Quelques vestiges d'une époque oubliée. Près de la maison de Manalianne.
J'ai ete subjuge par Aedemphia qui a mes yeux rivalise sans probleme avec certains des meilleurs titres Square/Enix de la Super Famicom. Le jeu est beau, long, l'univers incroyablement riche et developpe, l'ambiance onirique, les BGM sont chouettes, et surtout on retrouve vraiment, autant que faire se peut bien sur, une reelle immersion comme dans un RPG sur table. Oubliez les combats. D'une part ceux aleatoires sont fort peu nombreux, d'autre part on peut meme en eviter une bonne partie. Ne vous inquietez pas, l'absence de levelling ne nuit en rien a la progression (seul quelques rares Boss pourront peut-etre poser probleme en mode "Tres facile" mais rien d'insurmontable) Cela etant, ceux qui veulent faire du combat a haute dose le peuvent aussi (mais ils passeront a cote de l'interet majeur du titre), les possibilites de jeu sont assez phenomenales.
Notons que Aedemphia se veut aussi tres realiste a un niveau "physique"; je m'explique. Dans la plupart des RPG, qu'un personnage dispose de tous ses points de vie ou d'un seul, il se comportera exactement de la meme maniere. La, non. Plus ils baissent, plus le reste des caracteristiques descend aussi! Un perso a moins de 25% de ses HP est limite inutilisable en combat. Et dormir une nuit a l'auberge ne vous remettra pas d'aplomb comme par magie, il faudra peut-etre passer jusqu'a quatre nuits d'affilee... Le jeu gere egalement des points de fatigue, si vous trainez trop longtemps en ville ou sur la carte du monde, vos compagnons ne manqueront pas de vous rappeler a l'ordre en vous demandant d'aller vous reposer.

Le gain d'experience ne s'obtient donc pas beaucoup par les combats. Les villes sont parfois immenses et on peut y passer des heures (l'ingenieux systeme de carte permet de ne jamais se perdre). Il y a ENORMEMENT de dialogues et de mini-quetes a accomplir, mais generalement seul vos choix decideront de l'issue. Vous disposez d'une liberte peu habituelle, et rien ne vous empeche de vous comporter certes comme un heros classique, mais egalement comme un voleur, un mercenaire, ou un salaud fini qui tue des innocents pour de l'argent! Votre score de reputation influera bien evidemment sur le scenario et l'attitude des PNJ a votre egard. Par ailleurs, l'ambiance est parfois assez dark, avec des morts en pagaille.
En plus, le fait pour une fois que "le" heros principal soit en fait "une" n'est pas pour deplaire.
La route vers la ville n'est pas très longue. Chez le tailleur de sahlins.
La duree de vie est consequente, au moins 35 heures (l'auteur nous dit entre 25 et 35 mais franchement, si on veut faire la plupart des quetes sans FAQ, on depasse les 40 heures facile)... pour le moment. Car voila le seul "defaut" de Aedemphia: le jeu n'est pas fini, et au rythme ou va Sylvanor, personne ne peut dire s'il sera acheve dans 1, 5, ou meme si dans 10 ans le soft ne sera toujours pas termine! Neanmoins, meme en l'etat actuel, il justifie grandement d'etre essaye.
Personnellement, je trouve aussi que le design des personnages lors des cinematiques n'est vraiment pas terrible mais bon, c'est pas trop grave, et le boulot monstrueux fourni derriere force le respect.

A essayer d'urgence!

Trailer


Le site officiel