jeudi 14 janvier 2021

Discerner ce que nous ne comprenons pas de ce qui est faux

En faisant du tri dans mon PC, je suis tombe sur un texte tire de la revue Inforespace (numero 108, de 2004), que j'ai trouve assez interessant, et dont je retranscris ici une partie. Il ne s'agit pas de parler de la question des OVNI en particulier, c'est valable pour n'importe quoi de maniere beaucoup plus generale.


 « Étudier la question des OVNI c’est amorcer un changement de paradigme dont on sait qu’il est semblable aux révolutions ». Beaucoup d’hommes - même parmi les scientifiques - ne veulent pas changer les idées qui sont à la base de leur vision du monde. « Une (nouvelle) idée n’est pas acceptée pour la part de vérité qu’elle contient, mais en fonction de sa capacité à être en phase avec les idées dominantes ou à la mode. La propension à l’aveuglement face à des phénomènes perturbant les représentations consensuelles de la réalité génère une désinformation particulièrement pernicieuse ». Cela peut même prendre la coloration d’un devoir missionnaire ou de croisade, comme le montre « le combat idéologique de certains groupes, se réclamant du rationalisme, pour qui la question des OVNI est l’ombre menaçante de l’irrationnel et de l’obscurantisme guettant nos sociétés en crise ».


Une attitude critique vis-à-vis de toute sorte d’idées farfelues et les courants ésotériques qui traversent notre société actuelle est indispensable (
NDLVD: c'est tout particulierement le cas en ce moment!), mais cela implique aussi que nous devons être capables de sens critique vis-à-vis de nous-mêmes. C’est plus difficile que de critiquer les autres. Il importe, en particulier, de ne pas mettre tout dans le même sac. Il faut discerner ce que nous ne comprenons pas de ce qui est faux, à cause de contradictions logiques et/ou de faits observés (...) C’est particulièrement déplorable pour des scientifiques. Je citerai comme exemple le cas du professeur Harald Lesch, astronome à l’observatoire de Munich. Il anime avec brio une émission régulière à la télévision bavaroise, où il explique de nombreux problèmes de type astronomique d’une manière très pédagogique et compétente. Mais parfois, il pense devoir s’opposer à ce que le phénomène ovni soit pris au sérieux. Dans l’émission de la nuit du 22/23 janvier 2004, il traitait de la question « sommes-nous seuls dans l’Univers ? » C’est une bonne question, mais la réponse ne l’était pas. Elle faisait état des résultats négatifs du programme SETI, sans considérer la possibilité qu’il peut être inutile pour des extraterrestres de nous mettre au courant de leur existence au moyen de signaux EM, envoyés à partir de planètes lointaines. Le professeur Lesch supposait que toutes les observations d’ovnis doivent résulter d’erreurs de perception ou d’interprétation. Il affirmait en particulier que les ovnis observés au cours de la vague belge étaient des avions ultra légers, en s’appuyant sur le livre de Werner Walter (UFOs Die Wahrheit, 1996). Celui-ci n’a jamais fourni la moindre preuve de cette assertion. Il n’a même pas fait d’enquêtes sur place.
Certaines personnes semblent avoir besoin de croire ou posent comme postulat qu’il est impossible que des extraterrestres puissent venir nous visiter. Par conséquent, ils sont obligés d’admettre que tout ce qui pourrait le prouver n’est pas réel. À leurs yeux, il faut que ce soit illusoire. Ce qui me choque, c’est qu’un scientifique de la qualité du professeur Lesch ne soit pas plus critique vis-à-vis de lui-même et qu’il utilise sa tribune pour propager une idéologie non scientifique (...) J’ai toujours dit que l’hypothèse ET n’est pas démontrée, mais elle est plausible quand on se base sur les faits observés et on doit analyser ceux-ci d’une manière scientifique. Pourquoi le professeur Lesch ne peut-il pas le dire ? Ce serait une occasion pour parler de problèmes non résolus et montrer ce qu’est une démarche réellement scientifique.

Ce qui semble incroyable est quand même possible. Pour illustrer ce fait, nous pouvons considérer le cas du docteur Ignaz Semmelweis. Bien que d’origine hongroise, il termine en 1844 ses études de médecine à Vienne. Il est alors nommé assistant du professeur Johann Klein qui dirige une des deux cliniques de la maternité de l’Hôpital général de Vienne. C’est celle qui est réservée à l’enseignement, mais Semmelweis constate que le taux de mortalité par fièvre puerpérale y est quatre fois plus élevé que dans la clinique où la maternité est essentiellement du ressort des sages-femmes. Le jeune médecin recherche dès lors les causes de cette anomalie. Il passe tout en revue, mais c’est la mort du Dr. Jacob Kolletschka qui finit par focaliser son attention. Etant médecin légiste, celui-ci s’était coupé avec son scalpel au cours d’une autopsie. Cela ne concernait que son doigt, mais il développa une fièvre foudroyante, tout à fait semblable à celle des femmes qui étaient victimes de fièvre puerpérale. Il en mourut et l’autopsie confirma l’identité des symptômes.
Or, chez le professeur Klein, le personnel de la clinique entrait souvent en contact avec des cadavres. Bien qu’on eut soin de se laver les mains avant de procéder à des examens, il subsistait une odeur cadavérique. Semmelweis se dit alors qu’au cours des accouchements, il pouvait y avoir un transfert sanguin de particules infimes, venant des cadavres. Il exigea dès lors que tout le personnel se désinfecte soigneusement au chlorure de chaux, avant de s’occuper d’un accouchement ou de s’approcher d’une femme ayant accouché. Le taux de mortalité tomba de 18 à 1,2 %. Aujourd’hui, nous savons que l’agent principal de la fièvre puerpérale est le streptocoque, mais ce microbe pathogène ne fut identifié qu’en 1880, par Louis Pasteur. L’asepsie et les antibiotiques modernes ont pratiquement fait disparaître cette terrible maladie, mais l’idée de Semmelweis a été combattue, malgré les faits observés.
En décembre 1847, le professeur Hebra, responsable de l’importante revue de la Société médicale de Vienne, y publie un rapport détaillé sur la découverte du jeune médecin. Son article est intitulé : « Expériences très importantes concernant l’étiologie de la fièvre puerpérale dans les maternités. » En avril 1848, il ajoute que des confirmations de la théorie de Semmelweis sont venues de l’étranger, mais pour que cette découverte soit pleinement validée, il prie gentiment tous les directeurs de maternités d’entreprendre des expériences et de communiquer les résultats pour confirmer ou infirmer la proposition, car si elle était correcte, elle serait historique.
N’oublions pas que cela signifierait aussi que les médecins furent eux-mêmes responsables des nombreux décès de jeunes mères. Ce serait dramatique et donc tout à fait inconcevable. Au lieu d’étudier le problème posé d’une manière objective, on se met à critiquer et surtout à ridiculiser le jeune docteur Semmelweis. Le professeur Klein le boute dehors, mais il peut entrer au service du professeur Bratsch, gérant la maternité des sages-femmes. La mortalité par fièvre puerpérale y tombe alors à 0,23 %. Du jamais-vu. Sous l’instigation de Klein, le Ministre révoque Semmelweis. En mai 1850, celui-ci se défend au cours d’une réunion de la Société médicale de Vienne, en répondant point par point à chacun des arguments de ses opposants. Il se fait huer. Les « sceptiques » comme on dirait aujourd’hui, sont persuadés d’avoir raison et en outre, qu’il est de leur devoir de protéger leur noble profession contre tout charlatanisme de ce genre.
Semmelweis est obligé de quitter Vienne. Il se réfugie à Budapest, où il continue à accumuler des arguments qu’il présente finalement dans un livre (Die Ätiologie, der Begriff und die Prophylaxis des Kindbettfiebers, 1861). D’après lui, la fièvre puerpérale est due à une contamination externe, mais d’éminents médecins (...) contredisent sa théorie. Pour Scanzoni, par exemple, la fièvre puerpérale résulterait d’une dégénérescence des globules rouges. D’après von Rottenau, elle serait due à des influences météorologiques. Pour d’autres médecins, elle viendrait d’erreurs de diététique, de locaux trop chauds, etc. Emporté par l’amertume, Semmelweis accuse les accoucheurs d’être des assassins s’ils continuent à nier la nécessité d’une bonne asepsie. Le dédain et le manque de rationalité de ses confrères le dépriment et en 1865, il est interné dans un asile de fous. Il y meurt à cause d’une petite blessure, contractée juste avant son internement, lors de l’autopsie d’une femme morte de fièvre puerpérale.
Une biographie a été constituée par Robert Kertesz (Semmelweis – Der Kämpfer für das Leben der Mütter, 1943). Mais ce sont seulement les recherches menées par Georg Sillo-Seidl (Die Wahrheit über Semmelweis, 1978) qui ont révélé que le médecin gêneur fut amené dans l’asile sous de faux prétextes, qu’on ne s’occupa pratiquement pas du mourant et qu’on s’abstint d’examiner la cause de sa mort (...) 

Décidément, il arrive que des idées soient rejetées injustement, parce qu’elles paraissent inacceptables, sans se préoccuper de ce qu’on aurait dû faire pour établir la vérité.


jeudi 7 janvier 2021

Madox 01

Titre original: Metal skin panic Madox 01
Annee: 1987
Nombre d'episodes: 1 OVA
Auteur: Shinji Aramaki

Un jeune mécanicien, Koji Kondo (aucun rapport avec le celebre compositeur de Nintendo!!!), tombe par hasard sur une armure de combat anti-tank Madox-01, égaré par l’armée. Sans préparation, Koji se retrouve coincé dans le cockpit et doit en prendre les commandes. L’armée, pensant que c’est un acte hostile, va tout faire pour l’arrêter, alors qu’il s’agit d’un malentendu.  

Voila typiquement le genre d'OVA devant lequel on pose son cerveau. De l'action quasi non-stop du debut a la fin, des mechas qui se tirent dessus, un scenar qui tient sur le quart d'un post-it, une realisation plus qu'honnete (la sequence d'introduction est tres bien fichue!), et le tout dans une ambiance 200% eighties.

Tout depend donc ce que vous cherchez. Si vous voulez des persos travailles et une histoire complexe, allez voir ailleurs. Si vous voulez seulement voir une grosse baston de mechas en milieu urbain, alors ca peut valoir le coup d'oeil, meme s'il est peu probable qu'on y revienne apres. L'anime semble avoir pas mal marche aux USA, ce qui n'est qu'a moitie etonnant, nos amis americains semblant bien apprecier ce genre de titres bourrins... (souvenez-vous de MD Geist!)

Anecdote: l'opening a ete realise par... Hideaki Anno!! Oui oui, le Anno d'Evangelion...

samedi 26 décembre 2020

Cameos en japanim part 5

92/La derniere fois, j'en avais oublie un dans Wanna Bee's, Priss de Bubblegum Crisis

 

93/Dans l'episode 30 de Tetsuwan Atom (le remake en couleurs) des persos de Gundam et de Combattler V (Chizuru en blonde)

 

94/Oscar et Andre dans Hamutaro...

 

95/Creamy dans l'episode 47 de Bismark

 

96/Une veste a l'effigie de Gavan dans un episode de Cat's Eye

 

97/Shiryu de Saint Seiya dans Dragon Ball

 

98/un T-shirt de Michael Jackson dans Gugu Ganmo

 

99/etrange... Une jument avec le costume de Chun Li dans l'episode 33 de Gulliver Boy...

 

100/pour rester dans le Street Fighter, plusieurs persos du jeu peuvent etre apercus dans Yu Yu Hakusho!

 

101/Koji Kabuto dans sa tenue civile de Grendizer dans un episode de Kotetsu shin Jeeg

 

102/Gavan et Jaspion dans Obake Q-taro

 

103/le professeur Nanbu de Gatchaman dans l'episode 47 de Tekkaman Blade

 

104/ainsi que le heros du Tekkaman originel des annees 70!

 

105/une ribambelle de personnages trouves par mon camarade Kami durant Captain Tsubasa, comme Urashiman

Lupin, Kamen Rider (peut-etre le heros de Trider G7 en bas a gauche aussi?)

Sasuga no Sarutobi

Ashita no Joe

Kamen Rider encore

Sarutobi, Dokonjo Kaeru

Creamy

Urusei Yatsura

Lupin

Creamy encore

Kamen Rider toujours

Kimengumi!

Kimengumi

Koji et Sayaka de Mazinger Z

Sans doute Seiya de Saint Seiya, mais les dates peuvent mettre le doute (l'anime venait a peine de debuter a priori)

Amuro et Camille de Gundam

 

106/des maneges a l'effigie de Char Aznable et Arale dans Urusei Yatsura (episode 36)

 

107/le camion de Minky Momo, toujours dans Urusei Yatsura (episode?)

 

108/Urusei encore, avec du Cyborg 009, Sarutobi, et Crusher Joe

 

109/plus proche de nous, Grendizer dans le dessin anime francais Wakfu

et meme Duke Fleed

 

110/Apple et J.J (Zillion), le second se faisant massacrer dans l'episode 26 de Shurato :(

 

111/Kaneda et Tetsuo de Akira dans l'episode 21 de Gundam ZZ! (sachant que l'anime d'Akira n'existait pas encore)

samedi 19 décembre 2020

lecture: La Famille dans la Grece antique et a Rome, de A. Rousselle, G. Sissa, et Y. Thomas

Dans la première partie de cet ouvrage, Giulia Sissa se penche sur la famille dans la cité grecque ; elle définit les trois relations élémentaires de la communauté : le rapport maître/esclave, l'association mari/épouse et le lien du père et de ses enfants. Elle pose ensuite différentes interrogations qui ont trait à la vie familiale tout autant qu'à la structure de la société et de la cité : la citoyenneté, les liens du sang et le rapport cité-individu. Elle s'intéresse également à la question de la parenté au sens large et à différents problèmes juridiques qui se posaient à l'époque. Dans la deuxième partie du livre, Yan Thomas s'attache aux rapports de paternité dans le monde romain. À cette époque, la familia désigne le patrimoine, la troupe servile, l'entourage, là où la maison situe le noyau résidentiel. L'auteur nous fait découvrir les rapports entre pouvoir et paternité, le père étant le garant de l'ordre politique et familial, et des alliances qui sont effectuées à cet égard. II aborde aussi la question de la transmission du patrimoine et celle du mariage. Le livre s'achève sur la symbolique familiale dans l'Empire romain. Les liens entre famille et politique sont évoqués à travers les thèmes de l'héroïsme, du sacrifice de sa vie pour la famille, ainsi que du départ en exil. Aline Rousselle s'intéresse également aux différents signes qui régentent la vie familiale, notamment à travers l'éducation sévère de l'enfant, le rapport à la sexualité, entre conformisme et permissivité. 

Mon avis va etre extremement rapide. Ce bouquin parle de la famille oui, mais avant tout au sens juridique du terme. Ce n'est ni mal ecrit ni ininteressant mais... il faut admettre que cela fait tres "travail scolaire" et parfois assez pointu (la partie consacree aux ayant-droits lors d'un heritage passionnera peut-etre les juristes, pour les autres c'est un poil ardu).
L'ouvrage se finit tres vite (200 pages format poche, on peut le lire d'une traite en deux ou trois heures) et peut donc servir de "recreation" entre deux livres plus epais. Pas un indispensable mais je ne le deconseille pas non plus...


"La Famille dans la Grece antique et à Rome", de Aline Rousselle, Giulia Sissa, et Yan Thomas, 1986 
*Aline Rousselle a été professeur d'histoire ancienne à l'Université de Perpignan (1993-2000) puis à l'Université de Toulouse-Le Mirail (depuis 2001).
*Giulia Sissa est une historienne et philosophe italienne. Elle a été professeur à l'université Johns Hopkins à Baltimore, et enseigne aujourd'hui à l'université de Californie à Los Angeles. Ses thèmes de recherche sont le féminisme, le sexe, le syndrome de dépendance, la démocratie et la pensée utopique.
*Yan Thomas, (1943-2008), était un juriste et historien du droit français.  
Il a été membre de l'École française de Rome, professeur d'histoire du droit à l'université de Rouen, puis, de 1989 à sa disparition, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et directeur du Centre d'études des normes juridiques. Il a étudié les catégories et les méthodes du droit, de l'Antiquité romaine au monde contemporain.

vendredi 11 décembre 2020

Tekkaman Blade

Titre original: Uchu no kishi Tekkaman Blade
Annee: 1992/1994
Nombre d'episodes: 50 + 6 OVA
Auteur: collectif

Dans le futur, alors que les Terriens ont debute la colonisation de l'espace, une mysterieuse race d'extra-terrestres, les Radam, sorte de monstres-insectes geants depourvus de parole, se mettent a attaquer notre planete. Les armes conventionnelles n'ont aucun effet sur eux, et une partie de l'humanite se fait decimer. Aki et Noir, deux membres de l'equipe speciale Space Knights tombent un jour par hasard sur un etrange jeune homme tombe du ciel, en sale etat mais vivant. Se pretendant amnesique, bien qu'il semble manifestement en connaitre pas mal sur les Radam (les Terriens ignoraient alors jusqu'au nom meme de leurs agresseurs!) ils lui donnent le pseudonyme de D-Boy, et a leur grande surprise celui-ci est capable de se transformer en Tekkaman Blade, une creature a mi-chemin entre le robot et l'humain, seul capable de venir a bout des envahisseurs. Bien que desirant dans un premier temps faire cavalier seul, il finira par incorporer l'equipe des Space Knights, malgre un caractere parfois assez insupportable.

Belle surprise que Tekkaman Blade, serie vaguement inspiree du Tekkaman de 1975. Attention, ce n'est ni un remake ni une suite, le staff s'est contente de reprendre quelques elements; on notera toutefois un sympathique cameo dans l'avant-dernier episode du heros original, meme s'il se contente d'avoir la meme tete, les deux univers n'ayant rien en commun.

Vous me reconnaissez?

Alors bien sur, il y a de l'action et des combats, mais on s'attache quand meme avant tout aux differents personnages, tous reussis pour la plupart (le groupe des Space Knights est compose de personnalites assez variees, dont un okama de premiere...), a commencer par D-Boy qui joue plutot les anti-heros, qui plus est un peu depasse par les evenements et - annoncons la couleur - qui va s'en prendre plein la gueule tout au long de la serie. Sans vouloir spoiler, la victoire finale va beaucoup lui couter.

Un point commun avec Layzner (excellente reference s'il en est!), les Terriens perdent la guerre de maniere expeditive au milieu de la serie, et la seconde partie va donc consister en une tentative de reconquete avec les faibles moyens du bord. D-Boy va d'ailleurs ressurgir apres-coup vetu d'un ample manteau comme Eiji l'avait fait avant lui :)

Mais on s'attarde aussi pas mal sur le personnage de Aki et de sa relation amoureuse avec D-Boy, et c'est clairement grace a elle que notre heros va reussir a trouver la force necessaire pour continuer a survivre. Elle est tres attachante, et en plus elle est doublee par Megumi Hayashibara qui a mon sens signe ici un des plus beaux roles de sa carriere (et Dieu sait s'il y en eut!).

Des mechas souvent sublimes
Techniquement c'est souvent assez joli, hormis une poignee d'episodes. Tant le chara que le mecha design sont superbes, et ca fait plaisir de voir de vrais personnages adultes et pas des ados anorexiques comme cela va devenir la norme en japanimation. Musicalement, les musiques sont tres bonnes mais les generiques honnetes sans plus (ce sera l'inverse pour les OVA).

Franchement, on ne s'ennuie pas une seconde, l'histoire n'est pas des plus originales mais elle est finement mise en scene et on rentre rapidement dedans. Seul point noir: sur 50 episodes on a QUATRE episodes-flashback, soit un sur dix quasiment! C'est du gros foutage de gueule. Passe encore aujourd'hui, quand on peut visionner  a son rythme, mais si je me mets dans la peau d'un telespectateur nippon de l'epoque, il y aurait largement eu de quoi gueuler.

L'histoire s'achevait sur une note assez amere, mais se suffisait a elle-meme. Et puis deux ans plus tard, voila que debarque une suite sous forme d'OVA, se deroulant 10 ans plus tard... Et la, mon avis va etre autrement plus mitige. Bon, techniquement c'est splendide, absolument inattaquable. Et puis si Aki etait deja seduisante dans la serie, elle devient vraiment tres belle dans cette suite (ou elle est devenue le nouveau chef des Space Knights, l'ancien etant apparemment parti sur Mars, ce serait raconte dans un roman). Des autres anciens protagonistes, on ne retrouvera que Honda le chef mecanicien, et... D-Boy (Noir aussi dans le 5eme episode, mais bon dans un flash-back qui dure 20 secondes), ce qui cause un gros souci. Encore une fois, il va etre difficile d'en parler sans spoiler mais c'est un peu comme Camille Vidan dans Z-Gundam. Si on se limite au dernier episode de ce dernier, ca finit vraiment mal pour lui, meme s'il est toujours en vie. Pourtant, quand on le retrouve dans Gundam ZZ, ca semble aller tout de meme beaucoup mieux. Ben c'est dans le meme ordre d'idees, ce qui est certes plus optimiste, mais attenue l'intensite dramatique precedente. Pire encore, rien n'est explique a ce sujet! Et de toutes facons, Tekkaman Blade 2 part des le depart dans un registre plus joyeux et egalement... beaucoup plus erotise. Des nichons a la pelle en veux-tu en voila, ainsi que quelques allusions salaces (il est plus ou moins sous-entendu que David, un des nouveaux Tekkamen, couche chaque nuit avec une fille differente...). Et les episodes 5 et 6 lorgnent du cote du yaoi, assez etrange orientation...

Cette suite n'apporte rien, et ne merite probablement d'etre regardee que grace a sa qualite de realisation et son generique, mais libre a vous de ne pas vouloir la considerer comme canon (pour moi c'est non en tous cas). Ces OVA sont plus qu'acceptables, mais on a un peu de mal a les integrer a Tekkaman Blade 1er du nom... Plus grave, ca se termine en fin ouverte. Heureusement, il existe un roman sorti juste apres qui est cense cloturer definitivement l'histoire, mais bon, je serais bien incapable de vous raconter ce qu'il s'y passe!

Toutefois une anecdote extremement interessante. Initialement, il etait prevu de creer une suite se situant non pas 10, mais seulement 2 ans apres la serie, mais il semble y avoir eu desaccord au sein du staff sur le developpement de l'histoire.Un trailer de 5 minutes existe, vous le trouverez sur Youtube ici mais je ne peux le mettre directement a cause d'une euh... scene de sexe entre D-Boy et Aki. Sachez toutefois que Aki aurait du etre l'heroine principale et devenir une Tekkaman pour pouvoir stopper un D-Boy devenu incontrolable, et Noir serait mort durant l'histoire. Ca avait l'air autrement plus interessant que les OVA, dommage!

Aki avant...

et apres

Tekkaman Blade, c'est du tout bon, vous pouvez y aller. Mais ne regardez les OVA qu'apres avoir vu la serie, cela n'a pas grand interet sinon.


Le second opening de la serie

 

 et celui des OVA