jeudi 18 février 2016

Shuranosuke Zanmaken

Titre original: Shuranosuke Zanmaken
Annee: 1990
Nombre d'episodes: 1 OVA
Auteur: Takeshi Narumi

Il me semble inutile de presenter le synopsis tellement celui-ci est rikiki, et surtout tout va se resumer en ces termes: un clone de Jubei Ninpucho (Ninja Scroll). Ou plutot l'inverse, Jubei datant de 1993. Ce dernier a ete fatalement plus qu'influence par Shuranosuke (les deux ont meme la particularite d'avoir un titre bourre de kanji a n'en plus finir :( ) De plus, a l'instar de Kasei Yakyoku que j'ai evoque recemment, cet anime fait partie des rares titres retombes dans l'oubli avec Sugino et Dezaki aux commandes.


Ceci presente ainsi, cela va surement laisser a croire que Jubei n'est qu'une pale copie et que "l'original" est a voir en priorite.
Et bien non. Pas que Shuranosuke soit mauvais, mais Jubei l'explose a tous les niveaux, a commencer par sa qualite de realisation (c'est normal, on compare un OVA avec un film cinema aussi!), mais meme pour un OVA de 90 franchement c'est pas top.
Deuxieme chose: meme si le contenu est identique - violence, sexe, combattants aux techniques de fou - Shuranosuke peche par son cote inacheve. A la fin de l'anime, on a droit a un "fin du premier episode". Le hic, c'est que la suite n'a jamais ete realisee... On reste donc sur sa fin, le scenario (le mot est peut-etre un peu fort) etant loin d'etre termine.

Bon, si vous aimez les ninjas et samourais qui se decoupent dans des gerbes de sang, vous passerez surement un bon moment quand meme, pour les autres, cet anime est dispensable, et surtout preferez-lui Jubei Ninpucho!
Meme le duo Sugino-Dezaki est loin d'etre au mieux de sa forme sur cette oeuvre... Paradoxalement Shuranosuke a ete reedite en DVD (y compris en France!), contrairement a Kasei Yakyoku :(


Le debut de l'OVA

dimanche 7 février 2016

Ai monogatari 9 Love Stories

Titre original: Ai monogatari 9 Love Stories
Annee: 1992
Nombre d'episodes: 1 OVA
Auteur: Kaiji Kawaguchi

9 Love Stories est un anime qui raconte... 9 histoires d'amour, oui bravo. Au moins, le titre est clair. Toutes les neuf etant sans rapport les unes avec les autres, il n'y aura pas de resume. L'OVA est assez long (1h30), chaque scenario durant environ 10 minutes. Chacun est d'un realisateur ET d'un character designer different a chaque fois, ce qui forme un tout certes relativement heterogene, mais vu qu'il s'agit d'un manga d'un auteur unique a la base, l'ambiance ne change pas trop.

Un des interets majeurs de cet anime, c'est qu'il n'est pas gnan-gnan avec un happy end systematique (ca peut etre le cas, mais pas forcement). A la base visant un public adulte, on a une histoire, une psychologie des personnages, fortement realiste (a l'exception d'un scenario qui flirte plus ou moins avec le fantastique), parfois ponctuee d'un peu d'humour, voire de sexe (c'est plus que gentillet hein, on ne voit rien du tout).

Le cote musical est tres soigne, on retrouvera notamment des chansons des Beatles ou de Mick Jagger en fond sonore. Niveau graphique et animation c'est du tout bon aussi, malgre a mon sens des couleurs souvent un peu ternes, mais c'est probablement voulu.

Cet OVA est signe Animate Film, bien etrange societe - sans aucun rapport avec la chaine de magasins Animate je m'empresse de le preciser - fondee en 1984, qui n'a sorti que 8 anime en tout et pour tout, les plus celebres etant K.O Century Beast et Crystal Triangle (ce dernier etait meme sorti en francais en VHS dans les annees 80!!!!) N'ayant rien produit depuis 2000, on ne sait meme pas s'ils existent encore ou non...

Ce genre d'anime n'est pas specialement ma tasse de the, alors pourquoi je vous en parle? 3615 Mylife. En 1996, lors de mon premier voyage au Japon, je trouve le LD de cet OVA dans un magasin a un prix ridicule. N'ayant rien a perdre je l'achete. Rentre en France je le visionne. Je trouve ca sympa mais bon voila quoi, vu et oublie. Mais vraiment. Il avait completement disparu de ma memoire depuis au moins 15 ans. Et puis je ne sais plus trop comment, voila que je le redecouvre recemment sur Youtube! Et bien autant je me rappelais vaguement de la 1ere histoire, toutes les autres je les avais vraiment totalement oubliees, c'est comme si je les revoyais pour la premiere fois...

La 1ere partie de l'OVA

lundi 25 janvier 2016

Kouryuu no mimi

Titre original: Kouryuu no mimi
Annee: 1995
Nombre d'episodes: 2 OVA
Auteur: Arimasa Oosawa
Kirouemon Natsume 45eme du nom est l'heritier d'une dynastie dont les membres masculins disposent d'un incroyable pouvoir, qui se compose de deux facultes distinctes:
-la premiere permet a notre heros de pouvoir plus ou moins manipuler la chance a sa guise. Par exemple, si on tente de le tuer avec un revolver, le tireur fait un faux mouvement qui fera non seulement partir la balle dans une mauvaise direction, mais pourra eventuellement carrement lui revenir par ricochet! Autre exemple: si il joue au casino, il est sur de gagner...
-le deuxieme lui permet de rendre n'importe quelle femme folle de lui s'il en eprouve le desir...
Avec un pitch pareil, on voit tout de suite qu'une telle oeuvre s'adresse avant tout a un public masculin. Quel homme normalement constitue ne voudrait pas posseder les pouvoirs de Kirouemon?! :)
A l'origine, Kouryuu no mimi est un roman en deux volumes paru en 1993, ecrit par Arimasa Oosawa qui est un auteur tres prolifique. Il a ensuite ete adapte en manga, le plus connu, de 1992 a 1996 le temps de 15 volumes (une suite a debute en 2012, avec le fils de Kirouemon comme heros). L'anime dont nous parlons ici date de 1995. Il ne nous presente qu'une histoire (coupee en deux episodes de 25 minutes) prise du manga, qui sert d'introduction a la trame principale. Bref, c'est plutot un amuse-gueule realise pour donner envie d'acheter le manga.

Honnetement, ca ne vole pas bien haut. Comme on peut s'en douter, ca va etre surtout de la baston et du cul (ca reste gentillet dans l'anime toutefois). Maintenant, cela divertit suffisamment pour passer une soiree le cas echeant.
L'OVA n'est pas mal fichu niveau realisation mais le chara design est quand meme tres special; personellement je le trouve assez laid, surtout les visages feminins. La bande-son est correcte.

On a vu bien pire, mais il y a quand meme des tonnes d'anime nettements plus interessants a regarder.

Pour l'anecdote, il existe meme un jeu sur Super Famicom (un beat'em up pourri).

Le premier episode

mercredi 13 janvier 2016

Kasei Yakyoku

Titre original: Kasei Yakyoku
Annee: 1989
Nombre d'episodes: 4 OVA
Auteur:Makiko Hirata

L'action se deroule a Tokyo en 1923, et met en scene plus ou moins un imbroglio amoureux au sein de plusieurs classes sociales differentes, de la simple bonne a tout faire a l'aristocrate richissime, en passant par les yakuza.
Pour resumer rapidement, A est amoureux de B qui est amoureuse de C qui est amoureux de D qui dans un premier temps aura le beguin pour A...

L'anime retranscrit superbement l'ambiance de cette epoque, qui est tres peu representee au passage. Vous pouvez trouver sans souci des oeuvres se deroulant avant l'ere Meiji, durant la Seconde Guerre Mondiale, ou a une epoque contemporaine, mais les annees 20 (au Japon) je crois n'en avoir jamais vu d'autre. Et la date de 1923 n'est pas choisie au hasard, mais je ne veux pas spoiler davantage.
Il est etonnant que Kasei Yakyoku soit aussi peu connu, car il fait partie de la longue liste a laquelle a participe le tandem magique Sugino/Dezaki (ce qui se voit tout de suite!) Et s'il n'y a rien a redire sur la forme, il en va de meme sur le fond. Les persos sont bons, et meme si l'histoire traite avant tout de relations amoureuses, ce n'est pas absolument pas gnan-gnan, au contraire...

Et pour cause, a la base ces OVA sont tires d'un manga en 9 volumes. Ce n'est pas un shojo comme on pourrait le croire, mais bel et bien un ladies comic (genre qui prend l'appelation incongrue de josei en France... Pourquoi diable vouloir traduire en japonais un terme anglais dans le texte?), c'est a dire un graphisme plutot shojo certes, mais pour un public adulte, et avec du sexe. Et en effet, il y en a, et pas qu'un peu. Attention, ca reste gentillet, on ne voit pas grand-chose, mais meme si elles sont tres courtes, le nombre de scenes est assez important. Niveau violence, on est servi aussi; avec une partie de l'histoire se deroulant dans le milieu des yakuza, fatalement ca va trancher... Bref, a ne pas mettre entre toutes les mains.

Si vous etes fan de Onisamaa e, foncez, vous adorerez surement. On se doute bien que le ton general va etre assez sombre et en effet, on n'est pas la pour rigoler. Cela etant, bien que la fin ne soit clairement pas une happy end, je m'attendais a pire. La fin d'ailleurs, est sans doute le seul point faible de Kasei Yakyoku: un peu trop ouverte. N'ayant pas lu le manga, je ne sais pas si celui-ci apporte une reelle conclusion au scenario mais ce ne serait pas etonnant.

Cet anime semble absolument introuvable. Edite en VHS et en LD en 1989, il semblerait qu'on pouvait l'acheter uniquement par correspondance, sans doute via le magazine qui editait le manga d'origine. Neanmoins, on trouve sur Youtube une version sous-titree en arabe(!!) dans laquelle toutes les scenes de sexe ou meme de simple nudite ont ete floutees...


Extrait


mardi 22 décembre 2015

MOTHER - Saigo no shoujo Eve

Titre original: MOTHER - Saigo no shoujo Eve
Annee: 1993
Nombre d'episodes: 1 film
Auteur: inconnu
Nous sommes sur la planete Mars (je ne peux pas vous dire quand, on le decouvre a la fin du film, et c'est un gros spoiler), colonisee par des humains ayant perdu leur planete originelle, a cause de la technologie et de la pollution. Ils sont helas en train de recommettre la meme erreur... Dans les sous-sols de Mars se trouve neanmoins une base d'experimentation avec des enfants espers, qui sont l'unique espoir de la planete.


Ce film est juste un immense message ecologique, a moitie pessimiste. Sans vouloir trop spoiler, la fin est clairement inspiree d'Ideon...
Le hic, c'est que les persos sont plutot ininteressants, et que certains evenements sont pas mal tires par les cheveux.

Le chara design fait tres Nippon Animation (et c'est normal, vu que Shuichi Seki s'en occupe), et l'animation est parfois de grande qualite (j'ai bien dit "parfois"), mais ca ne suffit pas a sauver ce film, dont on a du mal a comprendre le public vise. Trop dur pour des enfants, mais pas assez developpe pour des adultes, et un design inapproprie, on se demande bien ce qui est passe dans la tete des auteurs.
On notera que cet anime ne dispose meme pas d'une page Wikipedia dediee, ce qui souligne a quel point il est passe inapercu... Il a ete edite en VHS a l'epoque, c'est tout.

Sans etre un ratage complet, ca se laisse regarder une fois, mais il y a  tellement d'anime plus interessants a voir...

Le trailer

mardi 15 décembre 2015

A wind named Amnesia

Titre original: Kaze no na ha Amnesia
Annee: 1990
Nombre d'episodes: 1 film
Auteur: Hideyuki Kikuchi


Quelque part dans les annees 90, un beau jour un vent etrange se met a souffler sur toute la planete. Resultat: tous les humains perdent la memoire. Mais vraiment totalement. Ils en perdent jusqu'a la parole, et retombent a un etat animal.
Pourtant, il y a eu - par un incroyable concours de circonstances - un "survivant" en la personne de Wataru, qui au debut du film fait la connaissance de Sophia, une bien mysterieuse jeune femme aux longs cheveux blancs, elle aussi douee de parole, et qui semble connaitre l'origine de ce mal...

Kikuchi est un romancier specialise dans la SF et le fantastique, qui a ecrit enormement de livres, certains adaptes en anime, comme Amnesia evidemment, mais aussi Demon City Shinjuku ou Vampire Hunter D. L'oeuvre qui nous interesse ici pourrait presque etre rangee dans la categorie des films apocalyptiques des annees 80 comme Future Wars... mais pas tout a fait dans le sens ou le traitement est vraiment original.

Sans aller jusque dans des reflexions philosophiques profondes, le film aborde des sujets interessants, comme celui de "qu'est-ce que l'humanite?". La parole est intrinsequement liee a la culture, donc ce qui differencie l'homme de l'animal. Durant son periple, Wataru recontrera plusieurs personnages avec qui il tentera de se lier (sans grand succes) et decouvrira meme une cite utopique, miraculeusement epargnee par le fleau.
Finalement, on decouvrira l'origine de Sophia et celle du vent de l'amnesie mais, et ce genre d'anime commence a m'enerver, la grande question finale restera en suspens, sans reponse. L'humanite va peut-etre recouvrer la memoire... ou peut-etre pas, on ne le saura jamais.
Sur la forme, Amnesia est plutot bien realise, avec quelques jolis noms au staff (Yoshitaka Amano, Rin Taro, ou Kazz Toyama a la musique; meme les rares doubleurs (fatalement, avec une humanite incapable de parler, y en a pas des tonnes) ont ete choisis avec soin).

Le rythme global est assez lent, malgre un certain nombre de scenes d'action. Le film est tres sympathique, sans etre un chef d'oeuvre. Il pousse a la reflexion, mais pas assez loin, et surtout la derniere scene qui nous laisse sur notre faim noircissent un peu le tableau.


Un extrait du film

jeudi 3 décembre 2015

Odin: Photon Space Sailer Starlight

Titre original: Odin - Koushi Hansen Starlight
Annee: 1985
Nombre d'episodes: 1 film
Auteur:Yoshinobu Nishizaki


Le Starlight est un vaisseau muni de voiles et guidé par des lasers qui en se reflétant dans les dites voiles lui permettent d'avancer dans notre univers gigantesque sans cesse plus fascinant. Capable de réguler la gravité de manière autonome, il prend son départ pour joncher les mers pernicieuses de l'infini. En cours de route, les membres de l'équipage de ce vaisseau feront la rencontre d'une jeune femme assez mystique, qui prétend que le berceau de l'humanité se trouve sur une planète nommée Odin. Seulement, le vaisseau reçoit l'ordre de revenir à la base. Mais les plus jeunes de l'équipage, envahis par une ambition féroce de découvrir cette planète mystérieuse, sont décidés à y désobéir, se mutinent, enferment les commandants en chefs de l'équipage et s'embarquent immédiatement vers cette planète inconnue où les attend des périls qu'ils ne sont pas près d'imaginer... 

On m'a d'abord presente ce film comme une copie de Yamato. Je n'ose pas dire plagiat car c'est le meme auteur. C'est effectivement partiellement le cas, mais pas que.
Commencons par les points forts de ce long-metrage de 2h20, un des plus longs jamais produits par l'animation nippone (je crois qu'il n'y a guere que les films de Yamato (encore!) qui battent ce record).
L'anime beneficie d'une bonne qualite d'animation, et graphiquement il est beau, voire parfois franchement superbe, surtout au niveau du mecha design. On ne peut pas nier non plus que l'ambiance soit assez reussie. Quant a la bande-son, elle est de tres bonne facture, a un bemol pres. L'OST, composee notamment par Hiroshi Miyagawa (Yamato, toujours!) et Kentaro Haneda, joue plutot dans le symphonique, mais certains themes sont en... hard rock. Ce melange est special, et ne s'accorde pas forcement toujours bien.
Bon, maintenant, la ou le bat blesse, c'est clairement au nveau du contenu. Les persos sont dans l'ensemble fades et peu developpes, et l'histoire accumule les cliches... ou repioche allegrement dans divers elements de Yamato, mais de maniere maladroite. Si la mise en scene rend le tout relativement digeste, on ne peut que deplorer un tel manque d'imagination.

Pour resumer, a voir une fois ne serait-ce que pour son esthetisme, mais si ne deviez visionner qu'un anime de SF dans le meme genre, ce serait evidemment Yamato qui lui est infiniment superieur (meme niveau realisation, Eien ni et Kanketsu-hen rivalisent avec Odin je trouve).


Le theme principal du film (par Loudness, ca a la peche!)